Impala lowrider Doggtown 62

Tout en sobriété et en efficacité, le cabrio Impala 62 d’Alex est l’un des meilleurs lowriders réalisés en France. Pas de transformations bestiales, mais un système hydraulique nécessaire et suffisant qui permet de rouler normalement sur route. (texte et photo Claude Lefebvre)

Avec son Impala 62 immaculée, Alex est un des fers de lance du lowriding français. Ce mouvement s’épanouit tranquillement depuis dix ans avec la création de plusieurs clubs, l’importation de voitures finies, et la réalisation de lowriders made in France. Il ne s’agit pas seulement de voitures, mais de toute une culture : avec le lowriding sont nés un art de vivre, des styles de déco, des codes, en partie transposables ici, dont Alex est fan.

BASE EMBLEMATIQUE
Les Chicanos voulaient se démarquer des hot rodders : les jeunes blancs de la classe moyenne roulaient vite et haut avec des roadsters et des coupés Ford allégés et gonflés, les Chicanos ont choisi de rouler bas et lentement, en famille et en Chevrolet. La première voiture emblématique du lowriding, c’est la Chevy 39 quatre portes six glaces, avec casquette de toit et six en ligne, posée par terre. Mais l’Impala des années 58 à 64 a séduit les générations suivantes, avec un engouement spécial pour les 64.
Alex, lui, a une préférence pour les 62, plus rares et plus exclusives. Lorsqu’il y a cinq ans il trouve une petite annonce proposant un cabrio 61 en région parisienne, il se dit que ça pourra faire l’affaire, mais la voiture s’avère être une 62 ! Bonne pioche ! Vendue neuve dans le sud de la France, l’Impala a servi quinze ans avant d’être stockée pendant deux décennies. Elle a été cédée par la veuve du premier propriétaire à un amateur qui n’y a pas touché et l’a mise en vente dix ans plus tard. Alex est donc le troisième proprio de cette Impala qui est dans un état de santé extraordinaire : toujours entretenue ou stockée au chaud, elle n’a aucune corrosion, le V8 283 ci n’a pas besoin d’être ouvert, et elle dispose de toutes les options typiques des modèles export (DA FA VE SE CE, en langage de PA)…

SALLE DES MACHINES
Alex commence par remettre la voiture en route, réfectionner les freins, les canalisations d’essence, l’allumage, installer un alternateur et des wires en 13 pouces. Il roule pendant un an, puis attaque les modifs. Plusieurs options sont possibles, plus ou moins radicales. Alex veut rouler normalement avec l’auto, et pouvoir la poser au sol et la faire bouger dans tous les sens, mais sans aller jusqu’à faire sauter en l’air le train avant. Il choisit donc un set up intermédiaire, front-back side to side, qui ne nécessite que deux pompes puisqu’il fait monter indépendamment les deux trains, et non les quatre roues. Par contre, à la redescente, quatre électrovannes permettent de sélectionner chaque roue séparément, donc de baisser l’avant ou l’arrière, ou bien l’un ou l’autre côté, ou trois roues (ce qui laisse la quatrième en l’air)…

Lisez la suite de cet article dans Nitro 254 d’octobre-novembre 2011 et visitez le site du Legends Garage qu’Alaix vient d’ouvrir à Moissy-Cramayel (77) en ce mois d’octobre 2011. Spécialisé dans l’importation de voitures, le Legends Garage assurera aussi la restauration, la réparation et l’entretien d’américaines, et comportera un showroom spécialisé dans la déco années 50 et 60.

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