Eric Monsénégo et la Cuda Vantastic (+ vidéo)

Eric Monsénégo et sa Cuda lors de la manche de Lanas du Trophée ATD 2010.

Il y a dix ans, Eric Monsénégo attaquait la construction d’une Cuda de drag (voir Nitro 170). Aujourd’hui terminée et pourvue d’un passeport FIA en bonne et due forme, la voiture n’attend que de tâter du dragstrip, en France et en Europe. (Texte et photos Claude Lefebvre)

Dix ans pour construire une voiture, c’est vraiment très long… Oui, mais s’il faut deux ans pour la construire et que vous n’y touchez pas pendant huit ans, eh bien il vous faut effectivement 10 ans, c’est arithmétique… Durant ces huit ans, Eric n’est pas resté les deux pieds dans le même sabot, puisqu’il a fait prospérer ses affaires. Le petit Off Road Garage installé dans une courette de Clichy-la-Garenne, puis dans un grand atelier de La Défense, a été rebaptisé GT Classic en emménageant à Montreuil dans des locaux adaptés. Le département de pièces détachées, devenu autonome et très spécialisé, s’appelle aujourd’hui Monsieur Mustang. Plus récemment, Eric a racheté Vantastic, qui vendait des pièces pour américaines toutes marques, et a redonné une nouvelle jeunesse à cette société légendaire mais à bout de souffle. Tout cela ne lui a guère laissé le temps de s’occuper de la Plymouth.

REMISE A JOUR
En 2008, la vitesse de croisière atteinte par ses diverses activités permet à Eric de réactiver le projet Cuda. Au commencement du projet, la classe d’homologation de cette Cuda pouvait descendre jusqu’à 6,5 s, mais aujourd’hui, son type de fabrication la limite à 7,5 s. De plus, n’ayant jamais couru, la Plym’ est considérée comme un drag neuf, et doit faire l’objet de modifications pour se plier aux nouvelles réglementations FIA si Eric veut courir à l’étranger (ce qui est le cas, ses expériences à Santa Pod dans les années 90 au volant de cette Cuda dans une version très proche de l’origine lui ayant laissé des souvenirs impérissables).

Trophée ATD 2010 : la Cuda Vantastic en burn out sur la ligne de départ de la piste de Lanas.

La coque part donc à nouveau en Angleterre chez Andy Robinson. Le préparateur chassis britannique reprend le travail qu’il a effectué il y a dix ans, lorsqu’Eric lui a amené une authentique peau de Cuda en lui demandant d’en faire une voiture de course. Robinson remplace certains des tubes d’acier de l’arceau-cage par des tubes d’acier au chrome molybdène, un alliage plus résistant qui permet de renforcer l’arceau tout en l’allégeant. Le plancher d’origine en tôle soudée fait place à un plancher en tôle d’alu fixé par des attaches rapides Dzus pour un gain de poids et un accès plus rapide à la mécanique. Robinson fait l’adaptation de la nouvelle boîte en modifiant les traverses, fabrique et installe l’aileron arrière intégré, le support du parachute, les wheelie bars, puis il passe le chassis à l’homologation FIA et le renvoie chez Eric. Celui-ci s’occupe de poser les ailes avant, le capot, le coffre et les portes en fibre, et de remonter la mécanique…

Lisez dans Nitro 239 d’avril-mai 2009 la suite de cet article de 6 pages illustré de photos de Daniel Denis. Pour aller sur le site de Vantastic (pièces détachées pour américaines), cliquez ici. Pour les dernières nouvelles de l’évolution de la Cuda Vantastic, cliquez sur vantastic-racing.com. Ci dessous, une vidéo prise le 10 août 2010 à Santa Pod.


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