Cette année-là : les personal cars de 1968

Voici quelques-uns des personal cars proposés pour 1968 par les constructeurs américains. GM reste le leader de l’offre avec trois modèles en plus de la Cadillac Eldorado. (texte Daniel « Zoot » Dimov, documents www.archivesofadvertising.com, supplément à l’article Tractionissime paru dans Nitro 222 de juin-juillet 2006)

FORD THUNDERBIRD
Depuis son restyling millésimé 1967, la T-Bird a complètement changé. Elle abandonne la structure monocoque pour revenir au chassis séparé, et le convertible est supprimé. La nouveauté reste la berline avec portes suicide, qui se singularise par des portes arrière qui intègrent une partie de la custode. L’offre est complétée de deux coupés : un hard top avec des vitres arrière, et un coupé Landau sans ces dernières, mais avec de faux compas de capote sur un toit vinyle. Pour 1968, en dehors de modifications mineures comme la calandre, le fameux moteur 429 ci apparaît en option. La T-Bird, qui demeure un des plus originaux personal cars de l’époque, est vendue entre 4700 et 4900 $.

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PONTIAC GRAND PRIX
La Grand Prix est le personal car de Pontiac. Lancée pour 1962, elle fait l’objet d’un restyling complet pour 1967, et bien entendu d’un face-lift pour 68. Uniquement disponible sous la forme de ce gros coupé (le convertible est supprimé pour 1968), elle est proposée au prix de base très raisonnable de 3697 dollars avec un big block 400 ci de 355 cv, mais un 428 de 380 et 395 cv figure sur la liste des options. Son score de 31701 unités la rapproche des 33029 T-Bird coupé Landau vendues. Les dessins du catalogue nous font toujours voyager en Europe. L’Italie semble avoir inspiré les dessinateurs pour 68.

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CHRYSLER 300
Il n’y a plus de 300 Letter Series depuis 1965, mais la 300 « standard » subsiste au catalogue sous les formes de berline hardtop, coupé et convertible. Depuis 1967, le coupé dispose d’une carrosserie semi-fastback. Pour 1968, un face-lift conséquent donne une allure très agressive aux faces avant et arrière des 300. Ces voitures font des scores de ventes de personal cars avec un total de 34621 acheteurs : 15507 pour la berline, 16953 pour le coupé et seulement 2161 pour le convertible. Deux moteurs sont proposés, le 440 de 355 cv, et l’extraordinaire et très rare 440 TNT de 380 cv, qui transforme cette full-size en voiture de course !

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BUICK RIVIERA
Moins connue que les Riviera 1963/65 et 1971/73, la seconde génération produite entre les millésimes 1966 et 1970 est toutefois celle qui connaît le plus grand succès commercial, et devient donc le plus vendu des coupés personal car (la T-Bird, avec ses 3 carrosseries, se vend davantage). La Riviera, sans se rallier pas à la traction avant, utilise le chassis et la cellule commune aux Olds Toronado et Cadillac Eldorado. Elle cède cependant à la mode des phares escamotables, qu’elle conserve jusqu’au millésime 70. Elle est évidemment motorisée par le plus gros V8 de la marque : un big block 430 (7047 cm3) de 365 cv. 49284 exemplaires sont vendus pour 1968.

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OLDSMOBILE TORONADO
Lancée pour 1966, la Toronado inaugure la traction chez GM. Si elle fait l’objet d’un beau succès de curiosité pour son lancement, la production diminue fortement à partir du millésime 1967. Pour 1968, elle fait l’objet d’un face-lift inspiré par l’Oldsmobile 1942, qui alourdit considérablement sa face et fait regretter les deux premières versions inspirées de la Cord 810. Les ventes augmentent cependant. Tractée par un 455 ci (7457 cm3) de 380 cv en offre de base et 405 cv en option, la Toronado est assurément la plus extraordinaire traction jamais commercialisée, après les Cord de la série 810.

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